04.07.2007

Non

Si il y a bien un mot que j'ai du mal à dire à certaines personnes, en particulier dans mon cadre professionnel (en sous-traitance dans un grand groupe à Neuilly) c'est bien ce mot de trois lettres.

Je suis la fille toujours disponible, agréable, souriante avec les clients, dynamique... sauf que parfois j'en ai marre que malgré mes qualités, du moins celles que l'on me reconnaît, on ne prenne pas plus mes envies en ligne de compte. Je veux un poste du matin ? Ca faut des mois que je l'attends et je commence à en avoir assez. Alors avec mes hormones qui me titillent, ce matin quand on m'a appellée pour me demander si je ne voudrais pas bosser 11 heures au lieu de 6 demain, j'ai dit non. Ca m'a coûté de le dire mais c'est fait, non, je n'ai pas envie de passer ma journée au boulot demain parce que je suis crevée, que ca fait 10 mois que je n'ai pas eu de vacances et que maintenant ça sera donnant donnant. La personne l'a mal pris, a été surprise, a reposé sa question et là même réponse : un non dit sur un ton presque enfantin, comme un môme qui ne veut pas se laver les dents ou faire un bisou à la dame mais un non quand même.

La journée de 11 heures, je l'ai faite lundi et j'ai compris que les choses étaient différentes maintenant, que la fatigue intense que j'ai éprouvé à la fin de la journée n'était pas l'idéal et que je devais apprendre à dire non pour ne pas me faire dévorer toute crue par ma boîte. Faire une journée de 11 heures (plus pause dej d'une heure) ca implique de passer 14 heures hors de chez moi, de ne pas passer de temps avec l'ours, de m'effondrer comme une masse sur mon lit et peut-être même de mettre la vie de bébé en danger. Maintenant, c'est moi d'abord.

 Et vous, vous y arrivez le "non" en entreprise ?

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